Livre Blanc sur l'immobilier
IMPACT DES ÉOLIENNES SUR LES PRIX IMMOBILIERS
RÉSUMÉ
Alors que la perte de jouissance est contestée même dans son principe par les promoteurs éoliens, la question de la valeur des biens immobiliers est traitée par eux avec désinvolture, voire condescendance dans les études d’impact et de façon générale par les acteurs de l’éolien, organismes publics compris. Dans les études d’impact, les références aux études qui démontreraient l’absence d’impact figurent apparemment sans même vérifier la teneur de ces études. En effet, les études citées, peu nombreuses d’ailleurs compte tenu de l’importance du sujet , et rarement récentes, concluent pour la plupart à l’existence d’un lien, même s’il est minimisé au stade des hypothèses et des conclusions par les réserves dont un florilège suit. Une lecture critique met en effet en évidence les mécanismes par lesquels ces études sont falsifiées par les promoteurs éoliens.
- Etudes principalement au-delà de 2000 mètres.
- Etudes excluant en grande partie la date d’annonce du projet, la plus importante en terme d’impact, souvent 3 ans avant, 3 ans après la mise en service,
- Sondages sans rigueur scientifique (habitants des communes « situées à moins de 1000 mètres d’une commune accueillant un projet éolien » (c’est à dire en général situées largement au-delà de 2000 mètres) ou enquêtes auprès des professionnels de l’immobilier.
- Etudes réalisées en période de hausse de l’immobilier (particulièrement 1995 à 2008), et montrant seulement que le projet n’a pas suffi à faire baisser les prix
- Négation de l’existence ou du sens d’un lien de causalité en dépit de la reconnaissance d’une évidence statistique
Or, selon de ces études, il apparait très nettement que le préjudice est probable, et d’autant plus important que les éoliennes sont grandes, qu’elles sont proches, et que la valeur antérieure du bien est élevée.
Au vu des moyens élevés consacré aux études diverses et à la communication sur les projets éoliens, il est inexplicable, ou au contraire révélateur, que les promoteurs n’aient pas jugé utile d’approfondir les réponses à cette question pourtant centrale pour les élus et les populations concernées.
Il est également inadmissible que les autorités n’exigent pas, en ce domaine, un degré de précision comparable à celle qui est la norme dans les autres domaines (biodiversité par exemple) et se contentent d’affirmations stéréotypées et aucunement étayées. Ce seul fait établit la faute des promoteurs, vicie le consentement éventuel des élus et engage la responsabilité de ceux qui commettent ou acceptent cette manipulation.
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