Article de la revue scientifique Bourgogne-Franche-Comté Nature sur la migration du Milan royal dans notre région

La revue scientifique Bourgogne-Franche-Comté Nature (numéro 40) publie un article résumant les observations faites de 2018 à 2022.

Voici un extrait du résumé :

 

En 2018, l’association « Nature et Paysages en Sud-Morvan » entreprend un suivi comparable sur la commune de Marly-sous-Issy, en vallée de la Somme (71) - affluent de la Loire -, prolongement naturel de la moyenne vallée de l’Arroux vers le sud-ouest. Cet article présente les résultats de cinq années de suivi postnuptial dans la vallée de la Somme et met en perspective l’importance - que l’on peut qualifier de « majeure » - du couloir de migration identifié en Sud-Morvan, au regard des derniers éléments de connaissance aux niveaux national et européen. À l’issue de ces années de comptage, il a ainsi été prouvé que la majorité des milans royaux détectés en moyenne vallée de l’Arroux survole ensuite la vallée de la Somme (pourcentage évalué à 80 %). Globalement on estime qu’en moyenne plus de 5 000 milans royaux traversent chaque automne la petite région naturelle « Sud-Morvan » suivant un axe nord-est/sud-ouest. Au regard des effectifs qui y sont observés et de sa situation géographique, le couloir de migration Sud-Morvan occupe une place stratégique en France et en Europe en ce qui concerne la migration du Milan royal et plus globalement sa conservation.

 

Voici un extrait de la conclusion :

 

À la lumière des dernières données et connaissances sur le sujet, le couloir de migration Sud-Morvan incluant la moyenne vallée de l’Arroux et la vallée de la Somme revêt une importance majeure et occupe une place stratégique en France et en Europe pour la migration du Milan royal et plus globalement sa préservation.
Plus qu’un simple lieu de passage, la petite région naturelle Sud-Morvan offre les fonctionnalités écologiques nécessaires au bon fonctionnement du couloir de migration.
Son caractère bocager préservé et ses collines aux sommets boisés permettent aux milans royaux de trouver des zones sûres pour établir des dortoirs nocturnes ; l’occupation des sols liée à l’activité agricole basée sur la polyculture et l’élevage charolais permet également aux rapaces de s’alimenter au cours de leur migration. C’est pourquoi cette petite région mérite d’être protégée face au développement de projets industriels et face à une évolution des pratiques
agricoles qui porterait atteinte à la variété des habitats naturels.

 

C'est grâce à vos dons et cotisations que NPSM a pu faire ces observations.

 

 



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